Thibaut Pinot (site non-officiel)
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T.Pinot livre ses impressions du début de saison !

mercredi 25 avril 2012

Le site velochrono a réalisé une interview très intéressante de Thibaut où le jeune français livre ses impressions sur ses déboires du début de saison, ses objectifs sur le Tour de Romandie cette semaine et son programme de courses au cas où il ne participerait pas au Tour !

Je mets ici l’interview que vous pouvez retrouver sur

Velochrono : Thibaut, ces mois de mars et avril devaient être un temps fort pour vous. Pourtant, on ne vous a pas vu pour l’instant. Comment ça se fait ?

Plein de petits trucs ont fait que je n’étais pas à 100 % sur les courses que j’ai disputées. Je suis tombé malade sur Tirreno-Adriatico, et ça a duré jusqu’au Tour du Pays basque. Dans ces conditions, difficile de faire quelque-chose… Mes prises de sang n’étaient pas bonnes. J’étais fatigué, j’ai eu plein de petits soucis. Et en World Tour, si t’es pas à 100 %, tu galères, et tu perds la confiance.

Justement, pour retrouver la confiance et le moral, vous auriez pu redescendre sur des courses de classe 1 ou HC plutôt que de rester au niveau World Tour…

J’ai fait des erreurs. Heureusement, je peux encore me le permettre. Et je ne les referai pas. J’ai peut-être fait une erreur en voulant m’aligner sur le Tour de Catalogne, comme prévu, plutôt que d’aller au Critérium international. Mais j’avais en tête la belle étape de montagne en Catalogne… Je ne savais pas trop. C’est vrai que j’ai fait des erreurs cette année. Heureusement, je peux encore me permettre de les faire. Et je ne les referai pas.

Quel genre d’erreurs ?

En début de saison, je voulais participer à Tirreno-Adriatico pour bien préparer le Tour de Catalogne et le Tour du Pays basque. Mais à mon âge (21 ans), enchaîner ces trois grosses courses par étapes d’une semaine en un mois, c’était peut-être trop optimiste. D’ailleurs, aucun gros leader n’a fait ça. Alors pourquoi pourrais-je le faire ? J’ai sans doute voulu trop courir, trop bien faire. Et il a fallu gérer ça.

En dépit de l’absence de résultats, retirez-vous quelque-chose de positif de cet enchaînement de courses World Tour ? Un gros gain d’expérience ?

Pas vraiment… Je n’en retire pas grand-chose. À part la découverte de Tirreno-Adriatico et des parcours du Pays basque. Mais je n’ai pas beaucoup appris, j’ai surtout subi tout le long… Ça ne m’a pas servi à grand-chose. Je n’ai pas pris de plaisir. Le temps était catastrophique en plus… Vraiment, je n’en retire aucun point positif.

Est-ce que vous n’avez pas souffert d’une pression extérieure, ou que vous auriez pu vous mettre, même inconsciemment ?

J’espère vraiment faire un bon Tour de Romandie pour mettre une croix sur ce début de saison et aborder la deuxième partie avec le moral. Non, je ne pense pas que je me suis mis la pression. Je ne suis pas trop comme ça. Bien sûr, à la veille d’une étape de montagne, je pense au fait que je ne dois pas me louper, mais je ne pense pas que c’est ça. J’ai eu plusieurs occasions, plusieurs étapes de montagne où j’aurais pu m’illustrer, donc ce n’est pas ça. De plus, il y avait toujours quelqu’un de plus en forme que moi, comme Arnold Jeannesson ou Sandy Casar, alors que moi je ne marchais pas. Donc je n’avais pas vraiment la pression…

Comment vivez-vous cette passe difficile ? J’ai tendance à me poser pas mal de questions, et c’est normal. J’espère vraiment faire un bon Tour de Romandie pour mettre une croix sur ce début de saison et aborder la deuxième partie avec le moral. Ce n’est vraiment pas facile de courir après les résultats. Je vais en Romandie avant tout pour me rassurer. Et puis je vois l’année défiler, une bonne partie de la saison est déjà écoulée, ça passe vite. Pour ne pas faire une saison blanche, il va falloir que je me mette vite dedans. J’espère retrouver mes sensations.

Justement, vous abordez l’épreuve dans quelle condition ?

Ça va mieux, mais je ne vais pas casser la baraque. Je vais prendre les étapes une par une, et si la condition vient, on ne sait jamais. J’espère vraiment bien marcher au moins un jour. Et il faudra pas que je me loupe ce jour-là, sinon ce sera un peu chiant. Le parcours est vallonné, pas très difficile… C’est pour les attaquants. Donc je vais essayer de me montrer.

Vous l’évoquez, le parcours n’est pas hyper montagneux. Tant pis ?

Il n’y a pas d’arrivée au sommet, pas de col très difficile… C’est un peu dommage de faire des parcours si peu montagneux, mais c’est comme ça, on s’adapte. C’est pareil pour tout le monde. Je ne sais pas du tout comment ça va se passer, on va voir au jour le jour.

Un prologue pour commencer, un chrono pour finir : c’est aussi l’occasion d’un bon teste en contre-la-montre, ce qui est important pour un coureur de courses par étapes ?

Ce qui me fait le plus peur ? Moi ! Je pars dans l’inconnu. Oui, et ce chrono est un peu spécial, puisqu’on part en descente et après, il y a 5 kilomètres à 9%. Je ne suis pas sûr que le vélo de chrono soit très utile… Ça va être intéressant. Je ne pense pas que ce soit un parcours qui me désavantage. Ce n’est pas ce contre-la-montre qui me fait le plus peur, je pense même que c’est sur cette étape que je vais pouvoir me tester face aux autres sur ma condition.

Alors, qu’est-ce qui vous fait le plus peur ?

Moi ! Savoir comment mes jambes vont répondre. Je pars vraiment dans l’inconnu. Cela fait deux semaines et demi que je n’ai pas couru, alors que les autres sortent des Ardennaises, du Tour du Trentin ou des Coupe de France…

Ce début de saison vous a-t-il permis de vous décider entre le Tour de France et la Vuelta ? On sait que vous et l’équipe hésitez depuis des mois… Non, aucune décision n’a été prise. Mais bon, je ne vais pas cacher que vu ma condition et mes résultats, je ne mérite pas de faire le Tour. Je n’ai même pas à me poser cette question, il n’y a pas de souci là-dessus.

Du coup, à quoi ressemblerait votre programme ?

Vu mes résultats, je ne mérite pas de faire le Tour. Je n’ai même pas à me poser cette question. Je reprendrai sur le Tour de Bavière, puis le Tour de Suisse. Parce que sur le Dauphiné, il n’y a pas d’arrivée au sommet, c’est dommage pour moi. Mais en Suisse il y en a trois. Donc je vais essayer d’y faire d’aussi bon résultats que ce que j’ai pu faire au Dauphiné. Ensuite, en juillet, ce sera le Tour de Pologne si je ne fais pas le Tour. Puis, avant la Vuelta, soit le Tour de Burgos soit l’enchaînement Paris-Corrèze – Tour de l’Ain.

 

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